L’église dont saint Vincent de Paul fut curé de 1612 à 1626


/!\L’église Saint Médard est en restauration depuis septembre 2016. Les travaux devraient être achevés au printemps 2018. Ils sont financés par l’Etat, les Monuments historiques, la Municipalité et la Fondation du Patrimoine.

  • Si vous voulez en savoir plus sur les travaux de restauration, téléchargez le dépliant de la Fondation du Patrimoine en cliquant ICI.
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Une église Saint-Médard est mentionnée à la fin du 13ème siècle à Clichy. Reconstruite en 1525, elle est restaurée à partir de 1623 par Saint-Vincent de Paul, alors curé de la paroisse. Elle est achevée le jeudi saint de l’année 1630. C’est une église à plan en croix latine, avec une nef unique et une fausse voûte. Elle présente une tour massive élevée sur un plan carré, dont la façade présente une large baie aveugle plein-centre, au bas de laquelle s’ouvre la porte principale du monument. L’étage du beffroi est percé sur chacun de ses côtés de baies garnies d’abat-son. La toiture de la tour est en forme de pyramide. Les façades latérales de la nef sont soutenues par des contreforts qui les divisent en 5 travées. De nombreuses réparations ont lieu au 19ème Siècle.

Dans la vieille église Saint-Médard, une châsse ouvragée contient les reliques de Saint-Vincent de Paul. On y voit aussi son crucifix d’ivoire, la chaire depuis laquelle il prêchait, les fonds baptismaux. Sur le mur du chevet, dans le chœur, une statue en marbre blanc de carrare, œuvre du sculpteur Alexandre Falguière, représente Vincent de Paul tenant un enfant dans ses bras. Cette statue, réalisée en 1879 pour le Panthéon, a été transférée à Clichy en 1943 à titre de dépôt provisoire, sans doute définitif.

Télécharger le bulletin sur l’église St Médard édité par la paroisse en 2012 [PDF]

En 1900, il faut construire une nouvelle église…

Pour suppléer à l’insuffisance de l’église Saint-Médard, devenue trop petite en raison de l’augmentation de la population, le chevet de celle-ci est amputé pour la construction d’une nouvelle église dédiée à Saint-Vincent de Paul et entreprise en 1900 par l’architecte Jacob Lequeux et l’entrepreneur F. Souillart. Les deux bâtiments sont étroitement imbriqués, Saint-Vincent de Paul venant couper Saint-Médard perpendiculairement. Dans un style néo-roman, l’église Saint-Vincent de Paul se compose d’une grande nef avec voûte d’ogives soutenue par des piliers circulaires constituant le cœur de l’édifice, et d’une amorce de transept resté inachevé. La construction reprendra en 1960 par un mur droit faisant office de chevet plat, tandis que Saint-Médard est séparé par un mur droit après restauration.

De généreux donateurs ont fait don des vitraux qui évoquent des épisodes de la vie de Saint-Vincent de Paul sur les bas-côtés : la plantation d’un arbre de Judée, sa rencontre avec Louise de Marillac, le secours apporté aux habitants de Gennevilliers. Les vitraux des fenêtres hautes rappellent le passé royal de Clichy, illustré par quelques épisodes de la vie de Dagobert.

Tombe de Bernard Blauvac

Le Père Blauvac, curé de Clichy de 1897 à 1920, n’a pas voulu détruire l’ancienne église commencée sous saint Vincent. « Sa conservation est désormais assurée, écrit-il, car elle devient une chapelle latérale de la nouvelle église ; harmonieusement soudée au corps du grand édifice, elle ne fait plus qu’un avec lui ; ouverte à son chevet sur l’église principale, elle offrira à la piété des prêtres un autel à double face qui permettra de célébrer le saint Sacrifice à l’endroit même où le célébra celui dont on disait : « Comme ce prêtre dit bien la messe ! » Dans cette chapelle, devenue ainsi le sanctuaire du pèlerinage de saint Vincent de Paul à Clichy, seront réunis tous les souvenirs laissés par le saint : le crucifix à son usage, les fonts de baptême dont il s’est servi, la chaire où, il a prêché. De cette façon revivra parmi nous, dans son cadre ordinaire et naturel, celui qui fut, au 17e siècle, un humble curé de campagne, avant d’être un des grands instituteurs de la vie sacerdotale et le plus puissant organisateur de la charité chrétienne. »

L’autel (1612-1904)