L’église dont saint Vincent de Paul fut curé de 1612 à 1625


L’église Saint Sauveur

Dans son « Histoire de Clichy » (1848, source Gallica), l’abbé Lecanu mentionne une église paroissiale dès le commencement du XIII° siècle sous le vocable de Saint Sauveur et construite sur les terrains du château.

L’église Saint Sauveur-Saint Médard

Devenue trop petite et vétuste, une nouvelle église est élevée. Elle est consacrée le 1er octobre 1525 par Mgr François Poncher, archevêque de Paris et mise sous le vocable de Saint Médard, patron de la paroisse. Le double vocable Saint Sauveur-Saint Médard est donc attribué à la paroisse de Clichy depuis plus de 600 ans, exception faite de la période 1842-1905 où l’église, à la demande des paroissiens, fut placée sous le vocable de Saint Vincent De Paul, avant qu’elle ne reprenne son nom primitif, laissant son nouveau nom à la nouvelle église bâtie entre 1902 et 1905.

Saint Médard

Médard était le fils d’un noble franc de la cour de Childéric 1er et d’une galloromaine qui convertit son époux à la foi chrétienne. Il manifesta une grande compassion pour les plus démunis dès sa  plus tendre enfance. La tradition raconte qu’il donna un jour ses habits neufs à un mendiant aveugle presque nu. Il fit ses études ecclésiastiques près de Saint Quentin. Il vécut ensuite à la cour de Childéric puis de Clovis (il aurait assisté St Rémi au baptême de Clovis). Il fut évêque de Noyon et Tournai. À sa mort, les moines de Tournai gardèrent précieusement ses reliques. Fuyant l’avancée des barbares, ils emmenèrent le corps du saint avec eux et placèrent ses reliques dans l’église du village à chacune des étapes de leur fuite. C’est probablement de cette manière que les églises prenaient le nom du saint évêque. Il est fêté le 8 juin.

Saint Vincent De Paul, curé-bâtisseur

Le 2 mai 1612, Saint Vincent de Paul devient curé de la paroisse de Clichy. Il le demeurera jusqu’en 1625. Un de ses souci est de restaurer l’église qui tombe en ruine. A partir de 1623, il entreprend la restauration et l’embellissement de l’église. Les travaux sont dirigés par l’architecte de la maison de Guise, Gabriel Soulignac. Le clocher est reconstruit en 1628. Le 23 mars 1629, un acte signé par l’archevêque de Paris, Jean-François de Gondi, autorise la Fabrique à vendre huit arpents de terrains pour l’achèvement de l’église Saint Médard. C’est à cette période que Saint Vincent de Paul fait planter dans le jardin du presbytère, jouxtant l’église, un arbre de Judée.
L’église fut inaugurée le jeudi saint 28 mars 1630.
Tous les paroissiens participèrent, dans la mesure de leurs moyens, à la restauration de l’édifice. La simplicité des éléments contemporains de St Vincent est le reflet de l’économie des moyens disponibles.

Au final, c’est un édifice tout en modestie, flanqué de contreforts, qui présente un plan en croix latine et se compose d’une nef unique et transepts saillants. Ses murs latéraux sont percés de fenêtres en plein cintre et son clocher carré formant porche est ajouré de deux fenêtres sur chaque face. Une haute baie aveugle à deux niveaux abrite une porte à deux vantaux dans sa partie basse et une niche dans sa partie haute. Celle-ci est flanquée de deux autres niches, plus étroites, ménagées dans la maçonnerie, à l’extérieur de la baie. Les trois niches sont actuellement vides.

XVIII°, XIX° et XX° siècles

Le presbytère semble avoir été reconstruit au XVIII° siècle.

Lors des événements révolutionnaires, l’église devient Temple de la Raison.
« La Bastille ayant été démolie le 14 juillet 1789, un entrepreneur de maçonnerie nommé Palloy imagina d’envoyer dans les chefs-lieux des quatre-vingt-trois départements un relief en plâtre représentant la forteresse démolie, et un plan gravé du même édifice, incrusté dans une pierre provenant de ses débris.[…] La commune de Clichy reçut un pareil envoi, [qui] fut posée en grande cérémonie le 13 juin 1791, en présence des autorités locales, et scellée dans le mur de l’église, à l’intérieur, en face de la porte latérale, à huit pieds de hauteur. » (cf. « Hsitoire de Clichy », abbé Lecanu, op. cit.)

En 1793, les trois cloches sont déposées pour fondre le bronze en canon.

Au XIX° siècle, l’église Saint-Médard subit d’importants travaux de restauration, sans que la date exacte puisse être confirmée. Dès 1813, une délibération du Conseil municipal expose le mauvais état de la couverture en tuile de la nef et celle en ardoise du clocher. Mais les devis se succèdent… En 1829, l’architecte Guenepin fournit un devis concernant la restauration de la couverture de l’église.

En 1830, trois cloches sont réinstallées : Désirée Joséphine (baptisée en 1835), Vincent-de-Paul (baptisée en 1839) et Marie Pierre Louise Émilie (baptisée en 1839).

Un autre devis de restauration est établi en 1835 par Jacques Lequeux. Les sources directes ne permettent pas de dater la réalisation de ces travaux. Ils ont sans doute été réalisés en 1836, après soumission des devis et cahiers des charges établis en 1835.

En avril 1843, le curé fit refaire le dallage de Saint-Médard avec les anciennes pierres de l’église de la Madeleine et du château Landon (marbre blanc des Pyrénées).

Une grille est construite autour de l’église en 1865.

Avec l’accroissement des fidèles, l’église Saint Médard devient trop petite.
Dès le 11 avril 1899, il est question de la construction d’une nouvelle église sans le concours financier de la Ville. Le 12 décembre 1901, le Trésorier de la Fabrique est autorisé à acquérir les parcelles nécessaires à la réalisation de la nouvelle église. On décide alors d’amputer l’église Saint-Médard de son abside et de greffer le reste du chœur sur une nouvelle église orientée nord-sud, dans le bas-côté gauche duquel débouche le chœur de l’ancienne église. Ces travaux sont dirigés par Jacques Lequeux. Le 22 février 1902, un arrêté préfectoral autorise le Conseil de Fabrique de Clichy à entreprendre les travaux de la nouvelle église.

En 1966, à la faveur de la création du département des Hauts-de-Seine, la paroisse de Clichy est rattachée au diocèse de Nanterre naissant avec le département.

Le 26 septembre 1969, l’église Saint-Médard a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. C’est le premier monument de Clichy à l’être.

XXI° siècle : la restauration totale de l’église.

Après une étude préalable menée en 2011 par l’architecte du patrimoine Guillaume Moine, les travaux de restauration de l’église sont décidés en 2015 par le maire de Clichy, Rémy Muzeau, et peuvent être réalisés avec le concours de la Région Île-de-France, la DRAC et la Fondation du Patrimoine. Ils sont réalisés sous la direction de l’architecte en chef des monuments historiques Jean-François Lagneau.

De juin 2016 à mai 2018, le bâtiment est restauré de fond en combles : la couverture est totalement refaite, la charpente restaurée et consolidée, la voûte de la nef en lambris, unique en son genre dans l’Île-de-France, réapparaît dans tout son éclat ; les murs extérieurs et intérieurs sont débarrassés de la couche de ciment qui leurs avait été appliquée dans les années 1960 et recouvert d’une couche de plâtre permettant leur respiration, quelques dalles du sol trop abîmées sont remplacées, l’éclairage intérieur et extérieur est refait, le statuaire (Joseph, Marie et Vincent) nettoyé et réparé, et les vitraux déposés, restaurés et remontés. A cette occasion, au dessus du baptistère de l’église, un nouveau vitrail a été fabriqué par l’entreprise Salmon (Laventie – F 62840), dédié à Marguerite Naseau, qui donnera son nom au groupe scolaire catholique « Sœur Marguerite » qui ouvrira ses portes à Clichy en septembre 2020.

Marguerite Naseau

Saint Vincent de Paul en parle comme de la première sœur de ce qui allait devenir la congrégation des Filles de la Charité, fondée par lui-même et Sainte Louise de Marillac. Simple vachère née à Suresnes en 1594, elle apprit par elle-même l’alphabet. Désireuse d’instruire la jeunesse, elle passât de village en village pour enseigner l’alphabet aux filles et garçons de ferme. Ayant entendu parler des « Charités » mises en place par Monsieur Vincent pour venir en aide aux plus pauvres, elle se présenta à lui, qui l’envoya à Paris, où elle se dépensa sans compter. Elle mourut en février ou mars 1630, de la peste qu’elle avait contractée pour avoir prêté son lit à une malade, quelques mois avant la fondation des Filles de la Charité, le 29 novembre 1633. Fille de notre diocèse, désireuse d’instruire la jeunesse et de servir les plus pauvres, liée à St Vincent De Paul, « Sœur Marguerite » était naturellement celle qui pouvait donner son nom à notre nouveau groupe scolaire catholique. Une réflexion est en cours pour demander à l’église catholique d’ouvrir une enquête en vue de sa béatification.

Enfin, la paroisse a fait installer une nouvelle sonorisation et fabriquer de nouveaux bancs pour les transepts, ainsi que le mobilier liturgique du chœur, dont l’ambon qui reprend le monogramme SVP présent sous l’autel, où a été replacée la relique du bras droit de Saint Vincent de Paul, dans une châsse restauré à cet effet grâce à une large dotation de la Fondation Sainte Geneviève à la toute nouvelle association qui soutient la communauté catholique de Clichy : l’ACSC.

L’église restaurée a été inaugurée à l’occasion de la fête de Saint Médard, le 10 juin 2018, par Monsieur le Maire de Clichy, Rémy Muzeau, et l’administrateur diocésain, le Père Hugues de Woillemont (le siège épiscopal du diocèse était encore en vacant à cette date), en présence de nombreux paroissiens et représentants d’associations ou d’ordres religieux liés à la spiritualité de Saint Vincent de Paul. La relique de Saint Vincent y a été solennellement portée en procession et remise en place dans l’église à cette occasion. Pour découvrir ce que fut cette journée, cliquez ICI.

Aujourd’hui, l’église, ouverte chaque jour, permet de rassembler la communauté catholique pour les messes de semaine, les baptêmes, les mariages, les obsèques, les veillées de louange et diverses autres célébrations. De nombreux pèlerins y sont accueillis chaque mois, notamment liés aux Filles de la Charité, aux Lazaristes et à la Société Saint Vincent de Paul.

Les « trésors » de Saint Médard

Dans l’église Saint Médard, une châsse ouvragée contient donc la relique de Saint Vincent De Paul. On y trouve aussi son crucifix d’ivoire, la chaire depuis laquelle il prêchait, les fonts baptismaux sur lesquels il baptisait. Sur le mur du chevet, dans le chœur, une statue en marbre blanc représente le saint curé de Clichy tenant deux enfants dans ses bras. Les bancs du XVII° siècle ainsi que le fauteuil de présidence sont classés Monuments Historiques.

La relique de Saint Vincent de Paul :

Remise en 1830 par Mgr de Quélen, archevêque de Paris (le même qui autorisa en 1832 que soit frappée la Médaille Miraculeuse) à la paroisse de Clichy, cette relique avait disparue à une date inconnue, aux alentours des années 1930-1940. Elle a été retrouvée dans son ampoule, intacte bien que non protégée, le jeudi 20 avril 2017 sous un plancher du clocher de Saint Médard par deux charpentiers qui y travaillaient. La châsse, qui avait été conservée par la ville, grâce à la Société Historique de Clichy, a été restaurée et l’ensemble a pu être réinstallé à l’endroit où sont habituellement placées les reliques et telle que nous le montre quelques anciennes gravures de l’église : sous l’autel.

Les fonts baptismaux :

Le baptistère est une simple cuve de calcaire montée sur un pied en forme de balustre, fermée d’un couvercle de bois à deux panneaux mobiles. Sur la moulure du pied est gravée la date de 1612, année de l’installation de saint Vincent comme curé.

Les vitraux :

Les vitraux sont de François Fialex (1818-1886) des ateliers du Mans (1860). Ils ont été offerts par le Maire de l’époque (1858-1870), Louis Joseph Maës (1815-1898), propriétaire de la Cristallerie de Clichy.
La nef possède quatre fenêtres de chaque côté. Sur les huit vitraux de la nef, seuls trois sont historiés : au « Sacré-Cœur de Jésus » répond le « Cœur douloureux de Marie ». Sur un troisième vitrail, qui présente deux médaillons superposés, le médaillon supérieur illustre Jésus accueillant les enfants tandis que le médaillon inférieur met en scène saint Vincent ramassant les nourrissons abandonnés.
Dans la chapelle de la Vierge, un vitrail montre la Sainte Famille avec Joseph initiant Jésus aux travaux de menuiserie et un autre évoque l’Assomption.
Dans la chapelle de St Joseph, on trouve un vitrail de Sainte Anne apprenant à lire à Marie et un autre figurant Saint Médard.
Dans la partie droite du chevet, un vitrail figure Saint Vincent de Paul soignant les malades et fondant l’œuvre des Filles de la Charité ; en face, dans la partie gauche du chevet, il est illustré prêchant devant la cour et accompagnant l’agonie de Louis XIII.

La chaire :

C’est un ouvrage d’ébénisterie dépouillé mais de belle facture. Seules des moulures soulignent les différentes pièces de menuiserie qui composent l’ensemble. Le dais est surmonté d’un angelot, tandis que sa sous face s’orne de la colombe de l’Esprit Saint. Le garde-corps est décoré d’un motif centré au milieu d’un panneau dont les quatre angles sont occupés par des fleurons.
Ce motif central combine plusieurs éléments eucharistiques : une petite console supporte un autel dont la face est décorée d’un livre, marqué de nombreux signets, sur lequel est couchée une croix. Un agneau est allongé sur la croix. Derrière l’autel, un lit d’épis de blé est répandu, qui sert de fond au pélican de piété qui surmonte l’autel (bien qu’il se contente de régurgiter la nourriture qu’il a avalée, on a longtemps cru que le pélican se déchirait la poitrine pour nourrir ses petits. On voyait alors dans le sang qui coulait de son jabot une image du sacrifice volontaire du Christ). Ainsi, tous les symboles condensés en une seule image constituent une évocation puissante et redondante du Christ : le pélican, l’agneau, l’autel, la Bonne Nouvelle, le blé qui donne le pain appelé à devenir « le pain vivant descendu du ciel ».
C’est depuis cette chaire que « Monsieur Vincent » (« Monsieur » était le titre donné à un curé) s’adressait à ses fidèles.

Les panneaux des vantaux de l’ancienne porte :

Situés avant la dernière restauration sur les côtés du chevet, ces deux panneaux de bois, seuls vestiges conservés des vantaux de l’ancienne porte, déposée en 1905, au moment de la construction de Saint-Vincent-de-Paul, ont été déplacés sur le mut du fond du transept droit.
Abîmés par le temps et probablement par les vicissitudes de l’histoire (des coups de ciseaux sont décelables sur l’un d’entre eux), ces panneaux ont été remontés dans des montants modernes. De style Louis XIII, on distingue, sur un des vantaux, Saint Médard, évêque de Noyon et Tournai, figuré entre deux églises symbolisant ses évêchés ; et sur l’autre vantail, le Saint-Sauveur, premier patron du lieu. De ce dernier, on ne distingue que les lignes générales : debout sur un globe terrestre, il a les bras ouverts, signe d’accueil et évocation des bras étendus sur la croix.

La statue de Saint Vincent :

Exécutée en marbre de Carrare, cette statue monumentale de Saint Vincent (environ 3 m de haut), représentant le saint debout et tenant dans ses bras deux nourrissons, a été façonnée en 1873 par le sculpteur Alexandre Falguière (1831-1900). Présentée au salon de 1879, elle a été achetée après commande par l’État pour l’église Sainte Geneviève de Paris (Panthéon) où elle a été exposée jusqu’en 1943. Craignant que les bombardements de la guerre ne détruise des œuvres d’art, nombre d’entre elles ont été déplacées à cette époque, à titre provisoire. Le curé de Clichy, ayant entendu parler de ce projet, proposa que la statue du Saint fût exposée à Clichy, dans l’église dont il fut le curé. Sa proposition acceptée, la statue fût déposée à St-Médard à cette date. D’abord affectée au musée du Louvre (1933), elle dépend maintenant du musée d’Orsay. En 1995, Mme Pingeot, conservateur au musée d’Orsay, a officialisé ce nouveau lieu d’exposition.

Le crucifix de Saint Vincent :

Au fond du chevet à gauche, près de la porte qui permet un accès direct à la nouvelle église Saint-Vincent-de-Paul, se trouve un crucifix en bois et ivoire. Il fut offert à Saint Vincent par son ami le cardinal de Bérulle, probablement à l’occasion de son installation comme curé de Clichy, car c’était à l’époque une tradition que d’offrir ainsi un crucifix à un curé pour son installation.

La tombe du Père Bernard Blauvac

Au pie du crucifix de Saint Vincent se trouve la tombe du Père Blauvac, qui est à l’origine de la construction de la nouvelle église.
Le Père Blauvac, curé de Clichy de 1897 à 1920, n’a pas voulu détruire l’ancienne église commencée sous saint Vincent. « Sa conservation est désormais assurée, écrit-il, car elle devient une chapelle latérale de la nouvelle église ; harmonieusement soudée au corps du grand édifice, elle ne fait plus qu’un avec lui ; ouverte à son chevet sur l’église principale, elle offrira à la piété des prêtres un autel à double face qui permettra de célébrer le saint Sacrifice à l’endroit même où le célébra celui dont on disait : « Comme ce prêtre dit bien la messe ! » Dans cette chapelle, devenue ainsi le sanctuaire du pèlerinage de saint Vincent de Paul à Clichy, seront réunis tous les souvenirs laissés par le saint : le crucifix à son usage, les fonts de baptême dont il s’est servi, la chaire où, il a prêché. De cette façon revivra parmi nous, dans son cadre ordinaire et naturel, celui qui fut, au 17e siècle, un humble curé de campagne, avant d’être un des grands instituteurs de la vie sacerdotale et le plus puissant organisateur de la charité chrétienne. »

L’arbre de Saint Vincent :

Enfin, dans la cour du presbytère, à main gauche en entrant, on peut encore voir la souche de l’arbre de Judée planté par Saint Vincent De Paul. Bien qu’en mauvais état, il était encore vivant au milieu du XXe siècle. S’il est désormais mort et couvert de lierre, un jeune arbre de Judée a pris le relais juste à côté.

(D’après le document réalisé par Nicole Levadoux et Claire Simon-Boidot en 2012, à l’occasion du 4ème centenaire de l’arrivée de Saint Vincent de Paul à Clichy – Téléchargez ce document en cliquant ICI.)