LE PERE GUERIN
Une idée géniale : créer la JOC

La JOC que nous connaissons aujourd’hui existe grâce à l’intuition qu’ont eue, dans les années 1920, deux prêtres : le père Cardijn, en Belgique, le père Guérin, en France, et quelques hommes et femmes du monde ouvrier. Ces fondateurs surent, en quelques années, lancer un grand mouvement de jeunes chrétiens qui dure encore… et dans le monde entier.

La JOC fut créée en Belgique par l’Abbé Joseph CARDIJN, un prêtre issu de milieu modeste.

En France, le Père Georges GUERIN, qui a les mêmes préoccupations que le père CARDIJN, fonde aussi la JOC qu’il avait découverte en Belgique grâce au « Manuel de la JOC » et au journal « Jeunesse Ouvrière ». Il en parle à Georges QUICLET, jeune aide-comptable d’une entreprise de Clichy, dans la banlieue de Paris. Ensemble, ils rédigent un tract ayant pour titre « La jeunesse Ouvrière ». Le 1er octobre a lieu une première réunion. 700 invitations sont envoyées pour finalement réunir une soixantaine de jeunes.

En juillet 1927, se rencontrent pour la première fois la JOC parisienne et celle du Nord. En effet, la JOC du Nord, proche de la frontière, était alors en lien avec la JOC belge. Très rapidement, depuis cette date, la JOC se développe dans les autres régions de France.

C’est à Clichy également, en 1928 que naît la JOC féminine en France quand Georges QUICLET fait se rencontrer Jeanne AUBERT, qui travaillait dans la même entreprise que lui, et le Père Guérin. À la suite de cette rencontre, Jeanne fondera, avec quatre ouvrières, la première équipe de JOC féminine.

La JOC d’aujourd’hui est l’héritière directe de ces quelques précurseurs. Les temps ont changé, la jeunesse aussi, mais l’œuvre de ces visionnaires continue.