L’abbé Georges Guérin,
fondateur de la JOC en France
(1891-1972)

Né à Grandmenil (Meurthe-et-Moselle) le 24 octobre 1891.

Appelé sous les drapeaux en 1912, il est blessé 2 fois de façon grave pendant      la 1ère Guerre Mondiale et démobilisé en 1919. Il prend la décision de devenir   prêtre à la fin de la guerre. Il va poursuivre ses études au séminaire des vocations tardives puis au Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux.

Le 29 juin 1925, il sera ordonné prêtre par le Cardinal Dubois et est nommé vicaire à Clichy.

Il avait découvert la JOC, fondé en Belgique par le Père Joseph Cardijn. Il en parle à Georges Quiclet, jeune aide-comptable d’une entreprise de Clichy. Le 1er octobre 1927 a lieu une première réunion à Clichy d’une soixantaine de jeunes.   Ainsi est fondée à Clichy la branche française de la JOC.

C’est à Clichy également, en 1928 que naît la JOC féminine en France quand Georges Quiclet fait se rencontrer Jeanne Aubert, qui travaillait dans la même entreprise que lui, et le Père Guérin. À la suite de cette rencontre, Jeanne fondera, avec quatre ouvrières, la première équipe de JOC féminine.

Le père Guérin propose aux jeunes ouvriers de réfléchir et d’analyser ce qu’ils vivaient, de se former et d’agir selon la démarche « Voir, Juger, Agir », fondement de la méthode jociste. Il les encourage à militer dans des syndicats et à participer à des groupes d’étude de la doctrine sociale de l’Église. Soutenu par le cardinal Verdier et le cardinal Suhard, le père Guérin en est l’animateur toute sa vie en tant qu’aumônier général de 1928 à 1950.

Il meurt le 15 mars 1972. Il repose au Cimetière de Bagneux.