Le chant d’entrée : un chant pour « faire Eglise »

 

Vous avez sans doute remarqué que chacune de nos célébrations eucharistiques du dimanche commençait par un chant. Et ce chant n’est pas facultatif ! Il ne sert pas à « meubler », en attendant que les autres arrivent. Non, il fait partie intégrante de la célébration. Il a même une fonction précise : il est le chant du rassemblement.

Avant le chant, c’est le temps de l’accueil, de la fraternité. Nous arrivons avec nos vies, mais nous ne sommes pas encore une assemblée. Et c’est justement le chant d’entrée qui nous assemble, qui réalise notre unité. Tous ensemble, en nous reconnaissant frères, d’une même voix, grâce à un même texte, nous chantons la même louange à notre Dieu. Nous étions chacun avec nos joies, nos soucis, maintenant nous sommes tournés dans la même direction, vers le même Seigneur. Nous « formons Église».

Nous devenons le corps mystique du Christ tourné vers le Père pour chanter sa Gloire et Lui rendre Grâce. « Eucharistien » signifie « rendre Grâce ». « Quand deux ou trois sont réunis en Mon Nom, JE SUIS AU MILIEU D’EUX. » C’est bien le sens de « Christ, Emmanuel », c’est-à-dire « Christ, Dieu-avec-nous ». Oui, l’Église, corps mystique du Christ, c’est la première présence du Christ pendant la célébration Eucharistique au même titre qu’Il est présent par sa Parole ou par le Pain consacré.

En effet, il y a trois Autels : l’Autel du Pain consacré, l’Autel de la Parole proclamée et l’Autel de l’assemblée, c’est-à-dire le Corps Mystique du Christ. D’ailleurs, dans les célébrations avec encens, les trois autels sont encensés pour manifester ces trois présences.

Vous comprenez alors pourquoi il est important d’être là avant même le début du chant : c’est dans la fraternité célébrée pendant le temps de l’accueil que la réalité de l’Église prend forme, que nous devenons Assemblée. La liturgie est faite de ces signes qui semblent insignifiants, mais qui permettent d’entrer dans le mystère.

 

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