La liturgie de la Parole est construite comme un dialogue. Dieu parle et le peuple qui a écouté la Parole de Dieu répond.

La liturgie de la Parole commence par une lecture issue de l’Ancien testament,  en dehors du temps pascal où la première lecture est tirée des Actes des Apôtres. L’Ancien testament nous rappelle que la  révélation n’a pas commencé par la prédication de Jésus mais qu’elle s’appuie sur tout l’enseignement de la première Alliance. La première lecture est d’ailleurs en relation avec le texte de l’Evangile pour bien marquer l’unité des deux Alliances. Jésus est venu accomplir l’Alliance et non pour la remplacer par une nouvelle Alliance.

A cette lecture répond un autre texte lui aussi sorti de l’Ancien testament : le psaume. C’est la prière du peuple élu depuis les débuts de son histoire. Dès la sortie d’Egypte, Myriam entonne un psaume, c’est le cantique de Myriam (Exode chapitre 15). Le texte du psaume ou celui de l’antienne qui lui est accolé est en lien à la fois avec la première Lecture qui le précède et avec l’Evangile qui va suivre. Dieu a parlé et en réponse le Peuple lui adresse sa prière. Le psaume étant la prière du Peuple de Dieu, cela nécessite un minimum de participation de l’assemblée. Comme il est souvent assez difficile de faire psalmodier l’assemblée, celle-ci reprend entre chaque strophe l’antienne.

La deuxième lecture est la Parole de Dieu telle que l’ont perçue les Apôtres avec l’éclairage nouveau de la mort et résurrection du Christ. Si elle n’est pas en relation directe avec la lecture de l’Evangile, elle nous y prépare.

L’assemblée répond par l’acclamation à l’Evangile, cette bonne nouvelle vers laquelle est tournée toute la liturgie de la Parole. Et nous nous mettons debout pour cette acclamation. C’est debout également que nous recevons l’Evangile, parce que le Christ nous relève nous met en marche. Nous nous mettons assis ensuite pour nous laisser instruire par l’homélie, qui à la manière de l’enseignement de Jésus et des paraboles, nous donne quelque pistes pour que nous puissions comprendre l’aujourd’hui de cette Parole que nous avons entendue. 

Après l’Evangile et l’homélie, l’assemblée répond de deux manières. D’abord, fort de l’enseignement reçu, elle peut renouveler sa foi par le Credo. Ensuite, elle peut adresser à Dieu sa prière, non pas pour elle seule mais pour toutes les intentions du monde.

Il ne suffit pas que la Parole soit proclamée, elle doit avant tout être entendue. Au Sinaï ce n’est pas : « PROCLAME » qui est ordonné au peuple rassemblé mais « ECOUTE » cette Parole. Et le Seigneur ne demande pas seulement d’écouter la Parole mais aussi d’y répondre par la mise en pratique. Pour atteindre toute son efficacité, La Parole exige de nous une réponse : sa mise en pratique. C’est l’exhortation au Sinaï « Voici les ordres, les commandements et les décrets que le Seigneur votre Dieu m’a prescrit de vous enseigner, pour que vous les mettiez en pratique » (Dn 6,1). C’est aussi la recommandation du Christ lors de la cène : « Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. » (Jn15,10)

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