Universalité de l’Eglise, universalité de la fraternité.

A travers la grâce des sacrements (les baptêmes, la première communion, la confirmation des enfants, des jeunes et des catéchumènes), des événements ecclésiaux comme Diaconia 2013 à Lourdes, les services paroissiaux, nous avons des signes de la présence de Dieu, nous sentons l’histoire de Dieu avec les hommes.

Il m’a semblé que l’expérience que nous avons vécue à Lourdes avec 12.000 délégués venant de toute la France dont 1.500 jeunes et 3.000 personnes en situation de grande précarité, correspondait à une mise en commun des expériences de fraternité sous toutes les latitudes avec des attentions différentes mais un esprit commun. Tout d’abord, l’amour de l’Eglise dans sa pauvreté et ses limites. L’amour aussi des frères petits et pauvres. La fraternité, c’est tellement important. D’abord pour notre mission qui est d’annoncer l’Evangile en actes et en paroles : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir », dit le Seigneur. J’ai été touché par les témoignages : « Il y a des personnes qui parlent et que nous n’écoutons pas, il y a des personnes qui nous stimulent à parler, il y a des personnes qui nous blessent sans laisser de cicatrices. Mais il y a des personnes qui simplement apparaissent et nous marquent à jamais. »

Oui, « personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à donner ». Notre évêque disait : « Nous sommes à la fois, tous riches et tous des pauvres. Tous des riches, parce que nous avons tous quelque chose, chacun a un don, il a même plusieurs dons ; il faut qu’il croie en lui-même, il faut qu’il croie que Dieu l’aime et qu’il mette ça en commun. Et puis nous sommes tous pauvres, parce que nous avons besoin tous de Dieu et tous ont besoin les uns des autres. »

Avec vous, je rends grâce à Dieu pour la fraternité vécue à travers le Secours catholique, la pastorale de santé, le service d’entraide des malades et la naissance de la conférence de Saint Vincent de Paul. Tous désirent travailler ensemble au service des frères et à l’annonce de la Bonne Nouvelle du Seigneur.

Avec l’équipe d’animation pastorale, je remercie infiniment les acteurs des services d’annonce de la Parole, de l’accueil, de la célébration liturgique et le service des frères. Avec vous j’accueille le cri des frères : «Ouvrons la porte de nos églises, Dieu est pour tous » Avec tous, je reçois l’invitation du Pape François : « En ce moment de crise, nous ne pouvons pas seulement nous préoccuper de nous-mêmes, nous renfermer dans la solitude, le découragement… Ne vous fermez pas, s’il vous plaît ! C’est un danger : nous nous enfermons dans nos paroisses, avec des amis, dans le mouvement, dans nos habitudes, avec ceux qui pensent les mêmes choses… mais vous savez ce qui se passe ? Quand l’Eglise se ferme, elle tombe malade ».

Comme le bienheureux Charles de Foucauld qui a voulu se faire reconnaître « frère universel », que l’Esprit de Pentecôte, l’Amour de Dieu trinitaire nous accompagnent au service de la fraternité universelle.

Joseph Nguyen van Ziên, curé