Au début de la célébration, nous sommes appelés à nous reconnaître pécheur. Il s’agit du rite pénitentiel.

Ce n’est pas le sacrement du pardon qui lui est un sacrement à part entière à vivre régulièrement. C’est un rite, une attitude à adopter avant chanter la gloire de Dieu.

Pour bien comprendre ce rite, il faut se rappeler l’enseignement de Saint Cyril de Jérusalem à ce sujet. Il rappelle la parabole du banquet (Mt 22, 1-14). Le maître avait lancé des invitations, mais tous ont refusé. Alors le maître est allé chercher tous ceux qui accepteraient ce banquet. Un seul cependant sera refusé : celui qui n’a pas revêtu la tenue de noce.

Le rite pénitentiel, c’est exactement cela. C’est accepter de nous dépouiller de toutes nos mauvaises habitudes, c’est reconnaître et délaisser tout ce qui nous éloigne de Dieu. Nous sommes conviés à retrouver la pureté de notre baptême. Nous sommes invités comme nous l’enseigne Saint Paul à « revêtir le Christ ».

Retrouver la pureté de notre baptême, c’est le sens du rite d’aspersion qui est une des formes du rite pénitentiel.

Les autres formes du rite nous mettent dans la peau du paralytique, du lépreux ou de l’aveugle qui reconnaissent dans le Christ celui qui les remet debout, les purifie ou leur ouvre les yeux et ensuite chantent la gloire de Dieu.

Ainsi remis debout, ayant revêtu le Christ, nous pouvons chanter la Gloire de Dieu.

 

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